Description
L'église Saint-Michel (Michaelerkirche) est l'une des plus anciennes églises de Vienne et l'un de ses rares édifices romans, sur la Michaelerplatz, en face de la porte de la Hofburg. Elle fut la paroisse de la cour impériale, et huit siècles de styles y vivent côte à côte.
L'église date d'environ 1220–1240. Un document donnant 1221 comme date de fondation s'est révélé un faux du XIVe siècle. Chaque époque y a laissé sa marque : un chœur gothique primitif après les incendies, une façade néoclassique en 1792 et une haute tour gothique du XVIe siècle, l'un des symboles de la vieille ville.
À l'intérieur, au-dessus du maître-autel, une avalanche de stuc blanc, la Chute des anges de 1782, anges et angelots qui se déversent de la voûte. Ce fut la dernière grande œuvre baroque réalisée à Vienne. En son centre, une icône byzantine de la Vierge est portée par deux archanges.
Des concerts ont lieu dans l'église, une bonne façon de l'entendre. L'orgue de 1714 est le plus grand orgue baroque de Vienne, et Joseph Haydn, à 17 ans, y a joué. La chapelle sud est gothique, fondée vers 1350 par le cuisinier d'un duc, reconnaissant d'avoir été acquitté d'une accusation d'empoisonnement.
Le 10 décembre 1791, cinq jours après la mort de Mozart, son Requiem fut entendu pour la première fois dans cette église. Un simple fragment : il n'avait pas vécu assez pour le terminer. Le service funèbre fut payé par Emanuel Schikaneder, qui avait écrit le livret de La Flûte enchantée.
En dessous se trouve son trésor le plus étrange. Dans la crypte, l'air frais et constant a conservé les corps d'aristocrates viennois, des centaines de momies, certaines avec des vêtements funéraires ou une perruque, dans des cercueils ouverts.
À l'extérieur, sur la place, une fouille de 1989–1991 montre les restes d'un établissement romain, visibles par une fenêtre dans le pavé, ouverte au public en 1991.
L'église date d'environ 1220–1240. Un document donnant 1221 comme date de fondation s'est révélé un faux du XIVe siècle. Chaque époque y a laissé sa marque : un chœur gothique primitif après les incendies, une façade néoclassique en 1792 et une haute tour gothique du XVIe siècle, l'un des symboles de la vieille ville.
À l'intérieur, au-dessus du maître-autel, une avalanche de stuc blanc, la Chute des anges de 1782, anges et angelots qui se déversent de la voûte. Ce fut la dernière grande œuvre baroque réalisée à Vienne. En son centre, une icône byzantine de la Vierge est portée par deux archanges.
Des concerts ont lieu dans l'église, une bonne façon de l'entendre. L'orgue de 1714 est le plus grand orgue baroque de Vienne, et Joseph Haydn, à 17 ans, y a joué. La chapelle sud est gothique, fondée vers 1350 par le cuisinier d'un duc, reconnaissant d'avoir été acquitté d'une accusation d'empoisonnement.
Le 10 décembre 1791, cinq jours après la mort de Mozart, son Requiem fut entendu pour la première fois dans cette église. Un simple fragment : il n'avait pas vécu assez pour le terminer. Le service funèbre fut payé par Emanuel Schikaneder, qui avait écrit le livret de La Flûte enchantée.
En dessous se trouve son trésor le plus étrange. Dans la crypte, l'air frais et constant a conservé les corps d'aristocrates viennois, des centaines de momies, certaines avec des vêtements funéraires ou une perruque, dans des cercueils ouverts.
À l'extérieur, sur la place, une fouille de 1989–1991 montre les restes d'un établissement romain, visibles par une fenêtre dans le pavé, ouverte au public en 1991.