Description
L'École espagnole d'équitation (Spanische Reitschule) est l'institution viennoise qui préserve l'équitation classique sur des étalons lipizzans blancs, à la Hofburg. Citée pour la première fois en 1565, c'est la plus ancienne école d'équitation de ce genre au monde, et l'une des quatre grandes écoles d'équitation classique.
Son nom vient des chevaux espagnols à l'origine de la race lipizzane, nommée d'après le haras de Lipica, près de Trieste. Les étalons viennent aujourd'hui du haras fédéral de Piber, en Styrie. Environ 68 d'entre eux vivent et s'entraînent à l'école.
Le spectacle a lieu dans le Manège d'hiver, une salle blanche construite en 1729-1735 pour l'empereur Charles VI. Elle mesure 55 mètres de long, 18 de large et 17 de haut, et elle est éclairée par des lustres. Un portrait de Charles VI est accroché au-dessus de la loge impériale, et les cavaliers le saluent avant de commencer.
La représentation montre les étapes du dressage du cheval, des jeunes étalons à la « haute école ». Les airs relevés (Airs Above the Ground) en sont la partie spectaculaire : des sauts comme la levade et la cabriole, où l'étalon bondit et lance ses postérieurs en l'air.
Le Quadrille de l'école clôt le spectacle : huit cavaliers en formation, pendant environ 20 minutes et en musique classique, le plus long et le plus difficile quadrille du monde. Les cavaliers portent des redingotes brunes et des bicornes. L'école propose aussi le Travail du matin, l'entraînement quotidien des chevaux, ouvert au public.
Le dressage est lent. Un étalon arrive à quatre ans, et il faut des années pour atteindre la « haute école », avec pirouettes et passage. Les cavaliers passent jusqu'à trois ans à la longe, sans étriers ni rênes, avant de pouvoir guider un cheval seuls. Les deux premières femmes furent admises en 2008.
En avril 1945, un petit détachement américain s'enfonça de trente kilomètres en territoire tenu par les Allemands pour une étrange mission : sauver les chevaux de l'école. À Hostau, dans l'actuelle République tchèque, se trouvaient ses juments poulinières, et l'Armée rouge approchait. Les Américains les firent sortir, aidés de soldats allemands, de prisonniers de guerre libérés et d'une bande de cosaques.
Pendant des siècles, seuls les invités de la cour assistèrent aux représentations. Après la chute de l'empire en 1918, l'école les ouvrit au public.
À ne pas manquer
• Les airs relevés.
• Le Quadrille de l'école.
• Le Manège d'hiver lui-même.
• Le Travail du matin.
Le saviez-vous ?
• Ces sauts n'ont jamais servi à attaquer au combat, comme on le dit souvent : ils rendaient les chevaux de guerre forts et agiles.
• Les méthodes de l'école suivent les principes du maître français François Robichon de La Guérinière.
• En été, les étalons partent en vacances en Basse-Autriche.
Son nom vient des chevaux espagnols à l'origine de la race lipizzane, nommée d'après le haras de Lipica, près de Trieste. Les étalons viennent aujourd'hui du haras fédéral de Piber, en Styrie. Environ 68 d'entre eux vivent et s'entraînent à l'école.
Le spectacle a lieu dans le Manège d'hiver, une salle blanche construite en 1729-1735 pour l'empereur Charles VI. Elle mesure 55 mètres de long, 18 de large et 17 de haut, et elle est éclairée par des lustres. Un portrait de Charles VI est accroché au-dessus de la loge impériale, et les cavaliers le saluent avant de commencer.
La représentation montre les étapes du dressage du cheval, des jeunes étalons à la « haute école ». Les airs relevés (Airs Above the Ground) en sont la partie spectaculaire : des sauts comme la levade et la cabriole, où l'étalon bondit et lance ses postérieurs en l'air.
Le Quadrille de l'école clôt le spectacle : huit cavaliers en formation, pendant environ 20 minutes et en musique classique, le plus long et le plus difficile quadrille du monde. Les cavaliers portent des redingotes brunes et des bicornes. L'école propose aussi le Travail du matin, l'entraînement quotidien des chevaux, ouvert au public.
Le dressage est lent. Un étalon arrive à quatre ans, et il faut des années pour atteindre la « haute école », avec pirouettes et passage. Les cavaliers passent jusqu'à trois ans à la longe, sans étriers ni rênes, avant de pouvoir guider un cheval seuls. Les deux premières femmes furent admises en 2008.
En avril 1945, un petit détachement américain s'enfonça de trente kilomètres en territoire tenu par les Allemands pour une étrange mission : sauver les chevaux de l'école. À Hostau, dans l'actuelle République tchèque, se trouvaient ses juments poulinières, et l'Armée rouge approchait. Les Américains les firent sortir, aidés de soldats allemands, de prisonniers de guerre libérés et d'une bande de cosaques.
Pendant des siècles, seuls les invités de la cour assistèrent aux représentations. Après la chute de l'empire en 1918, l'école les ouvrit au public.
À ne pas manquer
• Les airs relevés.
• Le Quadrille de l'école.
• Le Manège d'hiver lui-même.
• Le Travail du matin.
Le saviez-vous ?
• Ces sauts n'ont jamais servi à attaquer au combat, comme on le dit souvent : ils rendaient les chevaux de guerre forts et agiles.
• Les méthodes de l'école suivent les principes du maître français François Robichon de La Guérinière.
• En été, les étalons partent en vacances en Basse-Autriche.